Oui oui, communication utile! (Partie 2)

Le premier article « Vous aviez bien dit  » communication utile  » ? » traitait d’une pratique d’agences mainte fois observée qui consiste à vendre au client un forfait (bundle, package, etc,) sans une analyse préalable de ses besoins réels. Étant contre ces pratiques, on y parlait de la Communication utile comme antidote à ce fléau qui engendre mécontentement et gaspillage de ressources. Mais comment fait-on de la communication utile et comment cette pratique profite-t-elle aux entreprises? Ne cherchez plus; la réponse se trouve ci-bas!

Comprendre le client et son milieu d’affaires afin d’identifier ses besoins réels

Consacrer temps et ressources à étudier le domaine d’activité d’un client avant même d’avoir conclu une entente avec ce dernier peut sembler illogique, parfois même contre-intuitif. Pourtant, la conduire d’une recherche préalablement à la première rencontre d’affaires permettra au professionnel de la communication utile d’identifier les principaux enjeux se rattachant à votre domaine d’activités, en plus d’y cibler les forces en présence et les opportunités de communications. Qui plus est, ce dernier aura une meilleure idée des questions à poser afin d’établir un diagnostic solide de votre situation, augmentant par le fait même vos chances de succès dans la progression du processus contractuel.

Soumettre les projections à l’épreuve des faits et chiffrer les attentes

Si vous travaillez [ou avez déjà travaillé] dans l’univers du service, vous savez pertinemment qu’il existe parfois une impressionnante distorsion entre les attentes réelles d’un client et la perception qui peut en être faite par le prestataire de service. À qui la faute ? Qu’importe ! Prendre le temps d’identifier clairement les objectifs de communications d’un client ainsi que sa vision du projet qu’il soumet permettra au professionnel de la communication utile de sauver d’importantes énergies au réajustement des livrables qu’il vous présentera, en plus de chiffrer vos ambitions afin de s’assurer que ces dernières cadrent avec les projections monétaires préétablies. Vouloir obtenir un site Web transactionnel lié à un système de gestion intégré et assorti d’une demi-douzaine de pages interactives est une chose. Avoir les moyens de s’offrir une telle machine de guerre en est une autre !

Si vous travaillez [ou avez déjà travaillé] dans l’univers du service, vous savez pertinemment qu’il existe parfois une impressionnante distorsion entre les attentes réelles d’un client et la perception qui peut en être faite. À qui la faute ? Qu’importe!

En conclusion, il est donc possible de résumer le principe de communication utile à trois constats essentiels :

 

    • La juste compréhension du milieu d’affaires du client, jumelée à une forte expertise en communication, permet d’identifier les principales opportunités susceptibles de générer un maximum de retombées bénéfiques pour ce dernier [et de renoncer à un très grand nombre d’alternatives factices ou non applicables].

 

    • Accorder le temps nécessaire à la revue des attentes client tout en prenant le soin de chiffrer chaque élément du projet afin de s’assurer qu’il cadre dans les projections financières évitera de bien mauvaises surprises en cours de route, autant chez le client que chez l’agence qui en a la responsabilité.

 

    • Oser mettre l’expertise de l’agence au profit du client avant même la ratification contractuelle permettra de raffiner les besoins réels de ce dernier et évitera par le fait même la concrétisation d’actions de communications inutiles ou la rédaction de rapports destinés au tablettage.

 

En outre, même si elle représente l’investissement de ressources supplémentaires pour l’agence à laquelle vous confiez un mandat, l’utilisation d’une communication utile qui place les intérêts et attentes du client au milieu d’un processus de réflexion rigoureux engendrera toujours des retombées bénéfiques à long terme pour les deux parties!

Jean-Simon

Conseiller stratégique